Les métiers qui recrutent le plus en ce moment

Vous êtes à la recherche d’un emploi en 2021 ? Bonne nouvelle : 11 secteurs à la pointe de l’innovation recrutent cette année ! Nous vous donnons toutes les clés pour décrocher le poste de vos rêves dans des secteurs qui sont en effervescence.

Les recrutements reprennent dans le secteur des assurances !

En 2019, la France affichait fièrement sa place de leader sur le marché de l’assurance en Europe continentale, laissant derrière elle l’Allemagne et le Royaume-Uni. Face à une industrie en pleine mutation, les jeunes diplômés sont attendus pour insuffler du renouveau. Où en sont les embauches en 2021 dans ce secteur ? Les chiffres parlent : cette même année, l’assurance française a vu son chiffre d’affaires progresser de 2,5 %, atteignant 296 milliards d’euros. Cette croissance, portée par l’assurance de personnes mais aussi celle des biens et responsabilités, annonce une dynamique continue. L’Association des assureurs mutuels, qui fédère 114 sociétés, prévoit 12 600 recrutements pour 2021, dont 2 000 places en alternance réservées aux jeunes.

L’assurance, bien plus qu’un simple rempart

Le secteur ne se résume pas à des indemnisations : il absorbe les chocs économiques en investissant sur le long terme, joue un rôle préventif face aux risques industriels ou climatiques, et garantit la solidité des investissements majeurs. Impossible, par exemple, pour la France de vendre des avions de chasse à l’international sans la caution financière des assureurs. « Du scooter au char, l’éventail de l’assurance est immense. Ces métiers offrent un point d’observation privilégié sur l’évolution de la société », résume Philippe Donnet, PDG de Generali. Prêt à rejoindre un géant mondial de l’assurance et de la gestion d’actifs ? Le secteur n’attend que vous.

Quels profils sont convoités dans les assurances en 2021 ?

Les besoins sont multiples, des compagnies traditionnelles aux mutuelles, en passant par les institutions de retraite, les réassureurs et les cabinets de conseil. L’essor de l’économie collaborative s’accompagne d’une demande accrue en solutions d’assurance innovantes. La multiplication des normes et la gestion de nouveaux risques augmentent la demande d’actuaires, tandis que la gestion d’actifs se tourne de plus en plus vers des investissements responsables, ouvrant la voie à de nombreux jeunes diplômés.

Mutual Harmony illustre la diversité du secteur : près de 1 000 métiers différents (commerciaux, chefs d’entreprise, conseillers clientèle, spécialistes de la gestion, fonctions support…) et des parcours professionnels variés. « Ici, chacun peut piloter sa carrière », assure Emeric Lozé, directeur du développement.

Astuces Pro

Dans la bancassurance, l’appétence pour le secteur et la capacité à anticiper les changements font désormais la différence. Les postes existent, mais ils se méritent : savoir convaincre et se présenter sous son meilleur jour devient indispensable. Un point à ne pas négliger selon Jérôme Troïano, directeur de carrière à l’EDHEC.

Autre fait marquant : 60 % des salariés du secteur sont des femmes, et elles accèdent progressivement aux plus hautes responsabilités. C’est ce que démontrent Virginie Le Mée et Françoise Louarn, respectivement directrice générale et directrice générale adjointe de l’Union Mutualiste Retraite.

L’actuariat, la valeur sûre

En période d’incertitude, l’expertise en gestion des risques devient précieuse. Les actuaires, à la croisée des mathématiques et de l’analyse stratégique, trouvent leur place dans de nombreux domaines : comptabilité, audit interne ou externe, réassurance… « L’actuaire évolue dans l’univers BtoB, proche des décideurs, et garde toujours une vision concrète de son action. Sans compter que c’est un métier qui ne connaît pas la crise, ni le chômage », insiste Laurent Imbert.

Ageas recherche de nouveaux talents en actuariat ! Découvrez le témoignage de Bertrand Hau, directeur général adjoint d’Ageas France.

Envie d’intégrer le prochain recrutement en assurance ?

Vous envisagez une carrière d’actuaire ? La majeure d’ESILV offre un parcours unique, avec plusieurs doubles diplômes reconnus par l’Institut des actuaires, et même la possibilité d’un triple cursus avec l’EMLV. Les étudiants y développent des compétences informatiques pointues et s’adaptent rapidement au monde professionnel. «Nos diplômés sont très recherchés pour leur polyvalence », souligne Laurent Imbert.

Les recrutements s’emballent dans l’agroalimentaire et la grande distribution

Réussir à nourrir 9 milliards de personnes d’ici 2050 : voilà le défi colossal que relève chaque jour le secteur agroalimentaire et la distribution. L’enjeu s’est accentué depuis la crise sanitaire, qui a bouleversé les habitudes d’achat et les circuits de production. Les besoins en recrutement suivent ce mouvement.

La pandémie a secoué toute la chaîne, de la production jusqu’à la consommation. En amont, la main d’œuvre et la logistique ont été bousculées. En aval, la demande a explosé pour les produits locaux et le « fait maison », tandis que le e-commerce s’est imposé. Illustration frappante : Amazon a vu ses ventes d’emballages de farine grimper de 18 000 % en avril 2020. Le « Made in France » et l’artisanat reprennent du galon.

Nouvelles tendances, nouveaux emplois : l’agroalimentaire recrute en 2021

Les nouvelles habitudes de consommation dopent les recrutements dans l’agroalimentaire et la grande distribution, notamment sur les profils qualifiés. Voici les métiers qui tirent leur épingle du jeu :

  • Directeur de production
  • Responsable qualité
  • Ingénieur ou manager de maintenance
  • Spécialiste supply chain
  • Ingénieur R&D
  • Ingénieur commercial
  • Chef de produit
  • Spécialistes de l’emballage
  • Experts en data science pour accompagner la mutation vers le commerce en ligne

Envie de croquer la vie professionnelle à pleines dents ? Delacre Cookies propose un environnement unique : Xavier Danthine, son directeur, partage l’envers du décor d’un leader mondial.

Les mutations à surveiller de près

Les défis ne manquent pas : répondre à la demande de produits locaux, éthiques et sains, respecter l’environnement, garantir la sécurité alimentaire, et innover pour plus d’efficacité. Le secteur s’oriente vers les protéines végétales, la nutrition santé (fibres, prébiotiques, probiotiques) et la food-tech, qui digitalise chaque maillon de la chaîne, jusqu’à la livraison à domicile.

L’agrobusiness de demain ne transigera pas sur la responsabilité

Les attentes des consommateurs montent d’un cran. Les applications comme Yuka témoignent d’une demande accrue de transparence, obligeant les industriels à revoir leurs pratiques. Comme le rappelle David Garbous, co-fondateur du MSc Communication and Marketing Responsable d’ISC Paris, chaque achat devient un acte engageant : choisir un produit, c’est soutenir un modèle de société.

Le secteur cherche donc des marketeurs capables de faire le lien entre attentes sociales et savoir-faire de l’entreprise, tout en restant rigoureux sur l’authenticité du message. Racontons l’histoire vraie, pas seulement la belle histoire.

Logistique et transport : de vrais viviers pour les jeunes diplômés

La logistique pèse 10 % du PIB français, regroupe près de 150 000 entreprises et génère des milliers d’emplois. Impossible d’imaginer ce secteur sans le transport, qui lui est intimement lié. De la production à la livraison en passant par le stockage et la gestion des commandes, chaque étape compte.

La logistique se met au vert

Les questions environnementales sont au cœur des préoccupations. Les entreprises revoient leurs chaînes logistiques pour limiter leur empreinte carbone. « Il s’agit d’optimiser la supply chain pour réduire l’impact écologique », explique Benjamin Cabanes, responsable à l’École des Ponts ParisTech.

La logistique et le transport en France : 5 chiffres à retenir

  • 2 millions d’emplois
  • 150 000 entreprises
  • 6e marché mondial
  • 368,5 milliards de tonnes-kilomètres transportées en 2018
  • 425,1 milliards d’euros de dépenses, soit 18,1 % du PIB

Un secteur ouvert à tous les profils en 2021

Patrice Pourchet, directeur du Master en gestion des achats internationaux et supply chain à l’ESSEC, note l’intérêt croissant des étudiants pour ce domaine. Pour celles et ceux qui veulent mêler action et responsabilité, c’est un terrain de jeu idéal. Le secteur recrute massivement des jeunes : jusqu’à 20 % des effectifs ont moins de 25 ans, particulièrement en Île-de-France. Les fonctions supply chain et achats sont très demandées, et les étudiants sont encouragés à combiner ces deux expertises.

Découvrez les raisons de s’orienter vers la logistique et le transport en 2021 avec le témoignage de Raphaël Blanchard, directeur technique chez RATP Infrastructures.

Des entreprises à la recherche de talents formés et polyvalents

Dans le transport, les entreprises ont besoin de jeunes diplômés aux compétences techniques pointues, mais aussi de profils universitaires ou moins qualifiés. Hommes et femmes sont attendus : la diversité est de mise. Attirer les jeunes vers ces métiers reste pourtant un défi, tant le secteur souffre d’un déficit de notoriété.

Vers un transport plus vert ?

Le transport offre des possibilités variées : fret, transport de personnes, missions publiques ou privées. Tous partagent le même défi : développer la mobilité tout en réduisant l’impact environnemental. Dès 2016, le ministère des Transports et l’ADEME ont lancé « CO2 objectif » pour aider les entreprises à améliorer leur performance écologique, en s’attaquant notamment aux émissions de gaz à effet de serre liées au carburant.

Quels métiers viser en logistique et transport ?

Les opportunités sont nombreuses et variées :

  • Assistance technique
  • Stratégie
  • Supply chain
  • Systèmes d’information
  • Ingénierie des opérations
  • R&D
  • Qualité
  • Marketing
  • Ventes
  • Gestion de projet
  • Ingénieur en structure ou en test
  • Chef de projet

Le luxe, ou l’art d’innover sans renier la tradition

Les maisons françaises de luxe affichent une santé insolente : plus de 90 % de leur production part à l’export. Après la crise, elles se réinventent pour séduire les marchés asiatiques, regagner une clientèle locale et accélérer leur transformation digitale. Le secteur, pourtant secoué, démontre une fois de plus sa capacité à rebondir. « Le luxe traverse les générations, il subsiste quand tout le reste passe », souligne Thibaut de La Rivière, directeur de Sup de Luxe.

Chez Moët Hennessy, l’excellence demeure intacte même dans la tourmente sanitaire. Jonas Tahlin, président de Spirits Brands, met en avant la résilience dont ont fait preuve les équipes, notamment en dynamisant le site Clos19.

Des recrutements à l’international en 2021

Les grandes maisons profitent de leur implantation mondiale. Si l’activité a parfois ralenti, la reprise est déjà très nette en Asie, notamment en Chine. L’approche multiculturelle devient incontournable pour évoluer dans ce secteur en pleine mutation.

Quand le numérique dope le secteur du luxe

Les plateformes en ligne ont élargi la clientèle, et la pandémie a accéléré la transition digitale. Les entreprises ont gagné une décennie en quelques mois. Les grandes maisons se sont rapidement positionnées en ligne, et la question du digital n’est plus taboue.

Le magasin, toujours une expérience à part

Si le digital prend de l’ampleur, l’expérience en boutique reste centrale. Les vendeurs sont les premiers ambassadeurs, capables d’engager le dialogue et de créer un lien entre le client et la marque. Les réseaux sociaux ont démocratisé le luxe, mais le magasin reste le lieu où s’incarne l’expérience unique. Pour conserver leur aura, les maisons doivent rester fidèles à leurs valeurs et s’engager sur la responsabilité sociétale et environnementale.

Le secteur du luxe recrute en 2021 !

L’engagement RSE attire aussi de nouveaux profils : un jeune ingénieur spécialisé en climat n’a pas reçu de réponse des grands groupes de l’énergie ? Le luxe, confronté à l’impact du réchauffement climatique sur la viticulture, recherche précisément ce type de compétences. La digitalisation du secteur ouvre également la porte à des experts en data science ou cloud engineering. Le luxe reste un pilier de l’économie, offrant des emplois stables et des parcours évolutifs : seize maisons du Comité Colbert proposent des écoles internes pour former leurs collaborateurs. « Contribuer au rayonnement de la France et à son dynamisme économique, voilà ce qui fait la particularité de ce secteur », rappelle Thibaut de La Rivière.

L’industrie pharmaceutique française, moteur sanitaire et économique

La France figure parmi les grands producteurs de médicaments en Europe, hissant la pharmacie au troisième rang de ses secteurs exportateurs, avec plus de 50 milliards d’euros de chiffre d’affaires et plus de 100 000 emplois. Un secteur qui se révèle stratégique face aux défis actuels : lutte contre le Covid-19, course aux vaccins, vieillissement de la population, innovations technologiques… Les besoins en recrutement progressent nettement.

Cap sur la santé : la France muscle son système

Le plan France Relance, lancé en 2020, injecte 6 milliards d’euros pour rénover l’offre de soins et moderniser les outils numériques en santé. La crise sanitaire a mis en lumière le rôle déterminant de ce secteur. Les soignants ont répondu présents, l’industrie pharmaceutique s’est mobilisée pour accélérer la recherche, et les professionnels du dispositif médical ont proposé des solutions innovantes, démontrant ainsi la capacité d’adaptation et l’agilité de toute la filière.

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